| Il y a plus de 10 ans, les frères Legaignoux faisaient de furtives apparitions sur les côtes bretonnes, tractés par l'ancêtre de la Wipika. L'idée était de développer un cerf-volant utilisable en mer, capable de redécoller en cas de chute. Quelques marées plus tard, Manu Bertin et Laird Hamilton se lancent dans l'aventure. Equipés de planches de tow-in (surf tracté) et de cerfs-volants de traction, les complices tentent leurs premières sorties à Hawaï au cours de l'hiver 1994. Dès les premiers bords, Manu devient accro. Peu aidé au départ, il s'entête, passant des heures à apprivoiser l'animal. Ses recherches sur le matériel le conduisent à travailler avec Sean Ordonnez, qui shape la première board baptisée Flysurfer. Alors que les images d'Hawaï commencent à être publiées, le virus se développe sur les côtes françaises, à l'initiative de pionniers comme Raphaël Salles (qui crée la marque F-One), Laurent Nesse et des frères Legaignoux (Wipika). Le kite cartonne là où la planche se fourvoie avec les questions épineuses du light wind et de l'accumulation de matos. Avec 7 nds de vent, la puissance des ailes permet aux kitesurfers d'envoyer des sauts de folie, alors que les planchistes peinent à avancer avec du matos de pointe. |
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| Ailes : tendances actuelles |
| Les surfaces d'ailes ont beaucoup évolué. Les tailles maxi chez les fabricants ont subi une grosse inflation : 23.5 m² chez Naish en surface réelle, 16.4 m² chez Wipika en surface projetée, etc.. Selon le niveau et le type de flotteur (wake ou grand directionnel) la différence de surface utilisée peut être importante (13.5 m² pour l'un et 9.5 m² pour l'autre) à poids égal. Le 4 lignes permet de modifier l'angle d'incidence de l'aile, donc de jouer sur sa puissance (incontournable sauf pour débuter et pour quelques wakeboarders) et bien sur les ailes à boudins sous licence Wipika (WIPIKA, NAISH, CABRINHA, RRD, SLINGSHOT, CAUTION, NORTH, LIQUID FORCE, WINDTECH...) avec des surfaces qui s'approchent de plus en plus de celles des parapentes ! |
| Les ailes à boudins en forme d'arche (brevet Legaignoux) |
| Lors du gonflage du bord d'attaque et des lattes (entre 5 et 7) l'aile prend sa forme. Il y a un bridage lorsqu'elles sont utilisées en 2 lignes. Il a pour but de bloquer l'angle d'incidence de l'aile. En 4 lignes, il n'y a plus de bridage et l'on relie directement les lignes sur l'aile. Un deuxième bout de harnais coulissant sur la barre et relié au bord d'attaque de l'aile permet, en poussant la barre, de détendre les lignes arrières reliées au bord de fuite de l'aile. On peut ainsi choquer l'aile et donc réduire sa puissance rapidement en navigation. Avantages: - Sécurité en 2 lignes. En 4 lignes, ce n'est pas génial même si l'incidence variable est une sécurité en soi. - Pouvoir ascensionnel pour les ailes à ratio élevé. - Décollage de l'eau facilité, pas de limite de temps pour le faire puisque l'aile reste gonflée. - Plage d'utilisation impressionnante avec le 4 lignes doublé par un système de sangles qui permet de pré choquer l'aile si besoin. - Facilité pour remonter au vent en 4 lignes dans le vent soutenu. Plus l'aile est choquée, et plus elle va loin en bord de fenêtre, donc plus il est facile de gagner quelques degrés de cap avec le flotteur. Limites: bridage emmêlé en 2 lignes. Besoin de place sous le vent pour décoller les ailes à ratio élevé (il faut aller vers elles pour qu'elles puissent basculer sur leur long bord d'attaque). Inconvénients: - Prix. - Plage d'utilisation et fenêtre en vol limités en 2 lignes. - Ailes à utiliser exclusivement sur l'eau. Fragilité des boudins (délaminage) et des chambres à air (hernies, crevaisons, vrille de la chambre du bord d'attaque dans sa housse, bouchon qui saute lors des chutes violentes de l'aile, etc..). - Lenteur des grandes surfaces. |
| Comment choisir son aile ? |
| 1 - Faire un stage: Vous pourrez ainsi démarrer directement avec du matériel performant (4 lignes et flotteur évolutif). 2 - Empirique mais efficace: - Aller sur le spot sur lequel on compte naviguer et regarder ce qui est utilisé. - Questionner les pratiquants sur les conditions de vent et le matos utilisé. - Adapter ces informations selon son poids, son niveau, son budget et son flotteur. A titre d'exemple, compter au moins 1 m² d'écart de surface pour 10 kg de différence de poids, à condition de vent et de niveau égal. Ex.: 12 m² pour 60 kg = 14 m² pour un autre de 80 kg. En principe, c'est celui de 60 kg (12 m²) qui aura le plus de puissance sur l'eau (il pourra caler son aile en bord de fenêtre plus rapidement). Si vous utilisez 7 m² en 2 lignes, vous pourrez sortir en 9 m² dans les mêmes conditions de vent en 4 lignes. |
| Flotteurs |
| - Le wake (un peu) - Le twin tip (beaucoup) - Les directionnels qui ont subi une grosse cure d'amaigrissement (1.5 m pour certains) et qui seront bientôt plus courts que les wakes. |
| Accessoires |
| Gilet, harnais, casque, lunettes (on regarde souvent le ciel), chaussons et éventuellement des gants. |
| Echelle anémométrique de Beaufort | ||
| Force | Désignation | Vitesse du vent |
| 1 | Très légère brise | 1-5 km/h ( 1-3 nds ) |
| 2 | Légère brise | 6-11 km/h ( 4-6 nds ) |
| 3 | Petite brise | 12-19 km/h ( 7-10 nds ) |
| 4 | Jolie brise | 20-28 km/h ( 11-16 nds ) |
| 5 | Bonne brise | 29-38 km/h ( 17-21 nds ) |
| 6 | Vent frais | 39-49 km/h ( 22-27 nds ) |
| 7 | Grand frais | 50-61 km/h ( 28-33 nds ) |
| 8 | Coup de vent | 62-74 km/h ( 34-40 nds ) |
| 9 | Fort coup de vent | 75-88 km/h ( 41-47 nds ) |
| 10 | Tempête | 89-102 km/h ( 48-55 nds ) |
| 11 | Violente tempête | 103-117 km/h ( 56-63 nds ) |
| 12 | Ouragan | 118 km/h et + ( 64 nds et + ) |